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Instance permanente sur les questions autochtones 2021

Ils ne sont pas simplement un autre parti à conquérir, ou simplement un autre individu assis à une table d'égaux. Ce sont nos principaux interlocuteurs, ceux dont nous avons le plus à apprendre, que nous devons écouter par devoir de justice, et à qui nous devons demander l'autorisation avant de présenter nos propositions. Leurs paroles, leurs espoirs et leurs craintes devraient être la voix la plus autorisée à toute table de dialogue sur la région amazonienne.

Querida Amazonia – Pape François Tweeter

L'Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones (UNPFII) est un organe consultatif de haut niveau auprès du Conseil économique et social. Il fournit des conseils d'experts et des recommandations sur les questions autochtones au Conseil, ainsi qu'aux programmes, fonds et agences des Nations Unies. Grâce à l'ECOSOC, il sensibilise et promeut l'intégration et la coordination des activités liées aux questions autochtones au sein du système des Nations Unies ; prépare et diffuse des informations sur les questions autochtones; promeut le respect et la pleine application des dispositions de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et assure le suivi de l'efficacité de cette déclaration (Art. 42 UNDRIP).

Chaque année, le FORUM se réunit à l'ONU avec un thème précis. Cette année, le thème était « Paix, justice et institutions fortes : le rôle des peuples autochtones dans la mise en œuvre de l'Objectif de développement durable 16 ».

L'Assemblée générale a proclamé dans sa résolution 74/135 de la période 2022-2032 la Décennie internationale des langues autochtones, à la suite de la célébration réussie en 2019 de l'Année internationale des langues autochtones. L'UNPFII 2021 a salué cette décision qui offre une opportunité unique de créer des changements durables dans des dynamiques sociales complexes pour la préservation, la revitalisation et la promotion des langues autochtones et a exhorté les États membres à concevoir, planifier, financer et mettre en œuvre les activités. Vous pouvez lire plus ici.

Certains de nos membres IBVM/CJ ont assisté au forum qui, comme la plupart des événements de l'ONU cette année, s'est tenu virtuellement. Bien que incapables de communiquer avec d'autres délégués, nous avons découvert l'expérience et les connaissances des peuples autochtones du monde entier.

Pauline Macharia ibvm partage avec nous son expérience.

« Participer au Forum autochtone a été pour moi l'occasion d'« entrer » dans la vision du monde des peuples autochtones. Il ne me reste qu'un grand respect et une grande révérence pour un peuple qui a tant à nous apprendre, mais devons-nous écouter ? À plus d'un titre, leur vie est totalement liée à la nature - leur culture, leurs médicaments, leurs institutions de leadership, leur éducation, leur religion, etc.

Naturellement, parce que la nature est tout pour eux, ils sont de bons intendants et c'est gratifiant. Cependant, la perturbation de la nature comme cela a été au cours des dernières décennies les a rendus vulnérables au changement climatique drastique et leur mode de vie est perturbé et ils sont exposés à des conditions météorologiques difficiles qui menacent le cœur de leur existence.

Aujourd'hui, de nombreux défenseurs des droits humains défendent leurs droits et cela doit être encouragé car les peuples autochtones sont humains et leurs droits doivent être respectés. Les peuples autochtones ont protégé nos anciennes forêts, rivières et zones humides pendant des siècles. Mais il y a des gouvernements et des entités privées qui ne reconnaissent pas leurs droits fonciers. Il est triste que beaucoup de ces défenseurs des droits soient pris pour cible, tués et que certains disparaissent tout simplement. Ils sont une grande voix pour la population vulnérable, ils ont besoin de protection et de facilitation. Il appelle à la bonne volonté politique et à la reconnaissance de leur vie comme sacrée.

Comme l'a dit le pape François, nous devons les considérer comme des partenaires, les écouter et apprendre d'eux. Il s'agit de la voix la plus autorisée à la table du dialogue pour la protection des forêts anciennes, des rivières et des zones humides de leur pays. Entendons le « cri des pauvres » et le « cri de la terre » (Laudato Si).

Auteurs: Cynthia Mathew cj et Pauline Macharia ibvm

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